C’était un immense plaisir, un cocktail d’excitation et de curiosité dés mon arrivée à la porte de la salle.

Car cela faisait un moment que je ne m’étais pas rendu à l aéronef et elle me manquait, cette salle qui a toujours offert un bon accueil comme un excellent support de présentation. Encore une fois, l’accueil est chaleureux lors des contrôles, pass sanitaire puis palpation, la soirée débute bien, c’est comme rentrer chez-soi après un long voyage.

En me dirigeant vers la salle, je découvre une ambiance détendue, le monde discute, rit, à l’extérieur comme au bar. Je retrouve des visages familiers, des amis, des connaissances.

Je suis prête , armée de mon canon à immortaliser des sons, des sensations et d’émotion qui se dégagent toujours lors d’une performance d’Amenra.

Je suis surprise dans ma préparation par l’entrée soudaine sur scène de Thé devil’s trade. un excellent choix pour la première partie d’une version acoustique de ce groupe sombre, une véritable mise en bouche.

The Devil’s Trade, est composé de Dávid Makó, auteur, compositeur, chanteur et multi-instrumentiste, un seul homme pour couvrir une scène et mettre dans l’ambiance un publique impressionné par cette entrée quelque peu surprenante. Banjo près du visage, le musicien démarre par un chant a cappella à l’intérieur de l’instrument puis, poursuit en jouant de celui-ci.

A travers ses multiples instruments musicaux dans un style folk expérimental les titres s’enchaînent, et occupent littéralement la scène de l’Aéronef. The devil’s trade se démarque par son “dark folk” aux sonorités doom.

The devil se démène et envoûte un public qui se montre largement conquis : c’est un « trade » réussi.

Le temps d’une pause et des balances, les spectateurs vont et viennent se désaltérer, à la rencontre d’amis. La salle ne fait pas comble mais le monde y est.

Communiqué du groupe AMENRA :
« Nous avons vraiment hâte de reprendre la route après cette vaste période sans rien. Aucun d’entre nous ne s’attendait à ce que nos moyens de subsistance et notre passion nous soient enlevés pendant si longtemps. Je pense que quand tout redeviendra à la normale à un moment donné, tout le monde l’appréciera encore plus. Nous savons que nous le ferons. Être sur la route ensemble signifie pour nous tous, voir nos amis du monde entier, visiter vos villes. Chercher l’inspiration à l’étranger, dans toutes vos villes, vos pays… bizarrement, nous serons unis. 

Le groupe est là, devant nous, formant un cercle occulte et dévoilé par quelques faisceaux lumineux. Un doom pesant démarre, mais l’acoustique donne une toute autre sonorité à ce premier titre, nous sommes directement plongés dans une ambiance mélancolique et sombre. l’acoustique nous sort de notre zone de confort, le public est très réceptif, comme transporté dans un état second, buvant les parole du chant clair de Colin H van Eeckhout.Des images contrastées défilent en fond  et Le public assiste à un mélange de vie et de mort, incapable de détacher ses yeux de la potence.

Disposés en cercle comme au milieu d’un rituel, les membres du groupes semblent possédés par leur instrument, l’impression que c’est leur musique qui les animent.

Effectivement ce concert acoustique est… acoustique donc assez différent du reste de leur production qui est un peu plus musclée, mais l’essence, le noyau dur de l-univers d’ AMENRA, est là, et c’est d’une puissance inimaginable, à la fin du concert, je suis divinement marquée par leur performance.

Juste mortel est le mot juste. Amen Râ… le dieux du soleil qui amène la vie mais aussi la mort, si on ne le vénère pas comme il ce doit… Ce soir, il a ramené la vie ce public totalement immergé dans le monde du groupe.

Par sa prestation sombre et envoutante, Amenra nous invites dans son monde, le temps d’une soirée.

Je remercie laeronef et toute l’équipe pour leur accueil et pour cette opportunité de pouvoir s’évader le temps d’une soirée.