Crisix – Full HD – Chronique

 

Après 2021 avec le “Pizza E.P.” Les fans de Thrash metal attendaient le dessert, “Full HD” leur sera servi le 15 avril 2022  via Listenable Records.

Juli (voix) et Pla (basse) ont tourné une vidéo intéressante sur les actualités  du groupe et la description de l’album “FullHD“.

Comme CRISIX l’a publié, le titre “FullHD” c’est  full hate definition  et hate est a prendre dans tous les sens, un rythme effréné invitant à chaque instant au headbanging, des pogos et circle pits  garantis et le mosh est toujours bienvenu.

C’est a Barcelone que l’album a été enregistré  et aux états unis qu’il a été mixé par Pete Rutcho.

Artwork de l’album : Joel Abad des studios Grafficants

Pour ce 5eme album tous les heureux acquéreurs du support physique auront en cadeau les lunettes pour se délecter de l’illustration 3d de Grafficants

Tracklist :

  1. The Many Licit Paths
  2. Extreme Fire Hazard
  3. Full HD
  4. Macarena Mosh
  5. Speak Your Truth
  6. Beast
  7. John Was Born For Metal
  8. Shōnen Fist
  9. W.N.M. United
  10. Boc de Biterna
  11. Escape the Electric Fate

Nous voilà plongés dans une intro méditative. Cela commence avec des instruments à cordes évoquant une atmosphère orientalisant, avant de s’enchainer sur un rythme vocal haché, énergique qui secoue la tête. Des instrus vivants, malmenés jusqu’à ce qu’un solo aigu de guitare s’en détache. Si on voulait méditer, The Many Licit Paths est là pour nous en empêcher.

Extreme Fire Hazard, ne démord pas à la règle. Le style est arraché, il tue tout silence. Les voix sont puissantes, presque en chœur elles clament leur slogan meurtrier, avant de finir sur un cri strident.

FULL HD entre dans la place. Une voix dans la limite du parlé se déferle en plein dans notre face. On s’en prend à fond la tronche et si leurs guitares étaient des armes, on verrait à travers les corps de tous les mélomanes de cet album.

Macarena Mosh, commence alors sévèrement avec entrain. Une voix robotique ouvre le spectacle sonore. Nous sommes entrainés puis tout s’arrête sur une drôle de sonorité tiré du style jazz manouche.

Pourtant ça reprend avec Speak Your Truth qui enchaine cette énergie toujours avec cette voix qui, décidément, ne lâche rien en puissance. Ils ont en fait un clip qui est à voir en ligne. On est surpris par un super mais court enchainement de notes de la bass, vers le centre du morceau avant un passage de guitare très entrainant. Des vibrations plus lourdes que jamais, un Banger brutal , des cris et voix incroyables de deathcore dans un clip d’horreur incroyablement brutal.

Beast saccage tout sur son passage. Les frappes des batteries brisent le tempo en le battant inlassablement à coup de grosse caisse. Un silence au milieu de la chanson se fait emparer par le cri et relance la machine infernale de son plus gros potentiel massacreur.

John was born for metal, commence par un intéressant arpège de guitare saturé. Les va et vient tranquille des notes sont vite explosés par les autres instruments qu’ils viennent écraser, détruire. On est toujours surpris quand l’ensemble se calme pour mettre en valeur quelques notes de basse qui viennent donner une couleur plutôt cool à l’ensemble.

Dans Shonen Fist, la guitare rythmique soutient la voix de façon spectaculaire. Elles s’accordent ensemble pour hurler en dualité leur rage de vivre. Une rage qui ne peut laisser personne insensible.

W.N.M est cool, le cri désescalade les notes comme une alarme humaine dans un chantier de bombes. Le claquage des notes qu’on peut entendre de cette basse qui, décidément, a du caractère met vraiment en valeur le tempérament des instruments. A 3 :18 on l’entend quasiment en duel court avec la voix.

Boc de Biterna continue à nourrir le loup affamé qu’est cet album. Jusqu’à ce que la chanson Escape The Electric Fate, s’impose par son intro plus tranquille, mais cela ne dure pas. L’ambiance guitare, Flamenco, tout ça, ce sont des transitions faites pour nous impatienter entre deux hurlements de rages. Nous le savons, mais ce mélange très passager de style est tripant.

On finit ainsi avec du bruit blanc d’un vieux câble jack mal raccordé rappelant la couleur Old School du groupe.

Les Espagnols de CRISIX produisent une explosion de thrash hard core oldschool en full hd.

CRISIX - Inside FULL HD (Promo Trailer Part 1)
Crisix - SPEAK YOUR TRUTH [Official Video]

Demenzia Mortis – Antikult – Chronique

 

Demenzia Mortis est un groupe de black/death de la région montoise, il est composé du batteur AxHell, Asmodeus à la basse, Grabak Hellfire à la gratte, et Naberus au chant.

Le quatuor entre en studio entre 2019 et 2020 pour l’enregistrement de leur album complet : AntiKult, sorti le 19 Mars 2021.

L’intro ‘Dies Irae‘, annonce la couleur dès l’entrée dans l’album.
Il n’y a pas d’hésitation, nous sommes en face de symboles sonores religieux de toutes les facettes. cloches, chant, voix, un véritable pêle-mêle qui ne dure qu’un certain temps, jusqu’à ce qu’on y perçoive plus qu’une cacophonie bruyante temporaire.

Des coup de mitraillettes se font retentir et annonce l’entrée de ‘Codex 666‘.
Le tempo est rapide, saccadé, les mélodies répétitives, obsédantes. Le chant est énervé, on ne peut saisir les mots, ce sont des bruits animales, gutturaux et déchainés.

Un arpège de guitare nous soulage de cette entrée cataclysmique, la voix est saccadée par syllabe.
Une insistance sur chaque vocalise est perceptible entrecoupée d’arpèges. Puis, un abattement sonore se produit, ravageant tout sur son passage. Les instruments nous frappent en pleine face, un véritable défouloir d’émotions les plus instinctives.

L’enchainement de cette batterie qui frappe à chaque temps nous rappelle les roulements de tambours avant une attaque de guerrier. Car il s’agit bien de cela, l’annonce d’une guerre.
Ce triste paysage.” titre du morceau, ce sont les mots que l’on entend autour de ces kicks qui battent sans las le temps, l’univers.

Sur de lentes mélodies entrecoupées de rapides successions de notes, la guitare bascule avec fermeté d’un mouvement à l’autre. De gros riffs nous entrainent enfin vers un milieu quasi épique. On perçoit alors, brièvement, des chœurs dans une ambiance martiale qui se laissent enfin remplacés par ces bruits de grattes imposantes.

Demenzia Mortis devient glaçant dans son bruit, les caisses clairs frappent et s’annoncent comme une épée de Damoclès sur nos têtes. Qu’est ce qui se passerait si on ne les écoutait pas ? Mais ce qui se passe est encore pire si on les écoute.

Le son fait sa transition et on assiste à de gros accords médiums de guitare.
Les notes saccadées entrecoupées de notes un peu plus longues nous rappellent à ce stress que le malheur assailli de durée variable.

Puis, on se rapproche d’une certaine vision du black metal, un black plus fort, plus intense, plus lent.
Ici les accords sont insistants. la voix est hurlée.

Cela dure un moment, avant de tomber dans un “saccage” sonore inouï, mais ce n’est pas Demenzia Mortis qui a commencé ce “saccage”. Nous le savons, l’intro débute par des sons religieux, et cela en dit long sur ce que le groupe veut nous montrer. La religion est la faille de l’homme.

Puis, sur ‘My Blood Runs Black‘, une voix féminine se fait entendre, elle est mélancolique, aérienne. En voix de tête, elle recouvre le tumulte infernal, si ce n’est qu’elle l’accentue. Les instruments qu’on entendait calmés reprennent de plus belle.

La suite retrouve sa plus admirable forme avec une batterie toujours aussi chaotique, des notes de guitare qui s’enchainent.

Le groupe continu sur de longs riffs et growls, entrecoupés de saccages rythmiques et nerveux.
Puis, clôture ainsi son album avec 4 accords en sweeping de guitare classique.

Pour le son, pour l’émotion, écoutez-le !

Tracklist :

01. Dies Irae (Intro)
02. Codex 666
03. Anti Kult
04. Triste Paysage
05. Dark Resolution (Legion’s March)
06. Exultation of Pain
07. Be Your Slave & Be Your Master
08. Above and Beyond
09. Tranquility & Silence
10. My Blood Runs Black (feat. Anouk de BleedSkin et Chloé S.) – bonus track

 

DEMENZIA MORTIS / ANTI KULT