If Nothing Is – Album

Genre Death/Black/Avant-garde metal
Pays Norvège
Label Dark Essence Records
Date de sortie 10/09/2021
 
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Ces cinq Norvégiens ne remettent pas en question l’intérêt d’un public qui n’a pas forcément eu l’opportunité de les découvrir. Cependant, ils ont été attentifs et proposent de nouveau cet album en version remixée et remasterisée, qui n’a, sans aucun doute, pas eu le succès qu’il méritait.

En effet, If Nothing Is offre des compositions Black Metal, mais aussi surprenantes, avec ce soupçon de jazz expérimental qui rappelle le groupe new-yorkais Imperial Triumphant. Chaque titre propose de petites sonorités particulières, Speed, Thrash, qui attisent l’envie de connaître la suite.

L’album démarre par une introduction annonçant doucement une suite puissante.

Sovereign, second titre énergique ! Suivi de Juvenihil, nous plongeant directement dans une douceur, un calme apaisant. Ici, pas de growls, mais une voix claire accompagnée d’un passage au saxophone. Un titre surprenant, inattendu, suivi d’un riff déchaîné combiné à un chant saturé pour, ensuite, retomber sur le rythme principal.

Quatrième œuvre, Anti-horde, nerveux, on apprécie ce retour à la puissance. Il se suit de Dominant Outlaw Nation qui rappelle Juvenihil par ses alternances de rythme.

Nous arrivons à Postapo Calypso, encore un titre surprenant par ses passages instrumentaux jazz.

Dark Space Navigator nous invite dans un univers léger qui progressivement, nous plonge dans un déchaînement musical accompagné de growls, chant clair, et suivi d’un solo de guitare bien exécuté. Ce titre de dix minutes alterne avec brio les rythmes énergiques et sombres.

Intermezzanine se veut être un titre apaisant, nous retrouvons de nouveau une douceur accompagnée de quelques passages énervés.

Apsylum absolute, quant à lui, reprend le déchaînement dont fait preuve ce recueil musical.

L’album se termine sur un titre de quatorze minutes, If Nothing Is, aux rythmes et sonorités multiples.

Une seule fausse note, le manque de puissance des growls alternés du chanteur. Cependant, l’instrumental nous offre une grande puissance.

C’est donc une belle performance pour ce groupe qui a su remettre au goût du jour son premier album, sorti il y a six ans.

Ghost Bath – Self Loather – Chronique

Ghost Bath nous aura fait patienter quatre ans pour nous offrir cette nouvelle pépite noire. Self Loather nous transporte dans un monde sombre et poisseux de haine teinté de mélodie mélancolique.

Ghost Bath est un groupe du Dakota(US) même s’ils se proclament originaires de Chine. Le label Pest production quant à lui, Chinois, a eu l’oeil et la patience pour ce groupe qui n’a pas su se démarquer par son premier album mais qui s’est complètement propulsé avec le second, intitulé Moonlover.

L’album démarre fort, ici, pas d’introduction en douceur avec Convice Me To Bleed mais un black metal hurlé et rythmé tout en étant tragique avec un solo de guitare mélodique et transperçant. Titre succédé par Hide From The Sun, embaumé par la souffrance, nous pouvons entendre derrière un chant torturé, les cries et les pleures d’une femme sur un instrumental mélodique, black et atmosphérique.

Shrines Of Bones, troisième titre de l’album, rythmes blastés avec ambiance poisseuse de noirceur et acoustique sinistre. Pour Sanguine Mask, on découvre un titre pesant, aux riffs lents et aux growls profonds. Ce morceau se termine sur un outro au piano mélancolique et cordes intensément dépressives. A Crystal Lattice rythme varié et break teinté de jazz, ce titre sait nous surprendre pendant ces quatre minutes environ.

Puis vient Sinew And Vein, nous faisant retomber dans ce monde dépressif et noir, lent, aux riffs répétitifs. Nouvelle surprise de cet album avec I Hope Death Finds Me Well qui nous offre une pause riche en mélodie et mélancolie. Un piano qui nous prend aux tripes, une des petites merveilles de cette œuvre qu’est Self Loather. On enchaine avec de la hargne t des riffs lourdes avec For It Is A Veil se terminant sur un acoustique emplie de tristesse et douceur.

Titre suivi de Unbearable rythme lent, riffs lourdes et piano intense rendant ce morceau macabre et offrant une ambiance stressante. L’album se termine en beauté avec Flickering Wicks Of Black et son outro aux airs des compositions d’Akira Yamaoka pour Silent Hill.

Avec cet album, le groupe nous fait revivre à l’écoute des titres de celui-ci, contrairement au précédent, qui n’avait pas su apporter l’émotion voulu à travers l’ambiance sombre et dépressive que Ghost Bath délivrait. On ne pourra malheureusement pas en dire autant de la qualité des clips, de très belles images pour A Crystal Lattice qui ne peuvent être pleinement appréciées car gênées par des flash clignotants assez perturbants.

Effet presque similaire, partiellement retrouvé dans Convice Me To Bleed, sur quelques images. Malgré cela, l’album est d’une excellente qualité et, si celui de 2017 a été une déception pour beaucoup, Self Loather a quant à lui tenu ses promesses par la richesse de ses compositions et l’atmosphère lugubre et mélancolique dans lequel Ghost Bath nous noie.

Bandcamp du groupe.