Amenra + The devil’s trade à l’Aéronef – Concert acoustique – 17/09/2021

C’était un immense plaisir, un cocktail d’excitation et de curiosité dés mon arrivée à la porte de la salle.

Car cela faisait un moment que je ne m’étais pas rendu à l aéronef et elle me manquait, cette salle qui a toujours offert un bon accueil comme un excellent support de présentation. Encore une fois, l’accueil est chaleureux lors des contrôles, pass sanitaire puis palpation, la soirée débute bien, c’est comme rentrer chez-soi après un long voyage.

En me dirigeant vers la salle, je découvre une ambiance détendue, le monde discute, rit, à l’extérieur comme au bar. Je retrouve des visages familiers, des amis, des connaissances.

Je suis prête , armée de mon canon à immortaliser des sons, des sensations et d’émotion qui se dégagent toujours lors d’une performance d’Amenra.

Je suis surprise dans ma préparation par l’entrée soudaine sur scène de Thé devil’s trade. un excellent choix pour la première partie d’une version acoustique de ce groupe sombre, une véritable mise en bouche.

The Devil’s Trade, est composé de Dávid Makó, auteur, compositeur, chanteur et multi-instrumentiste, un seul homme pour couvrir une scène et mettre dans l’ambiance un publique impressionné par cette entrée quelque peu surprenante. Banjo près du visage, le musicien démarre par un chant a cappella à l’intérieur de l’instrument puis, poursuit en jouant de celui-ci.

A travers ses multiples instruments musicaux dans un style folk expérimental les titres s’enchaînent, et occupent littéralement la scène de l’Aéronef. The devil’s trade se démarque par son “dark folk” aux sonorités doom.

The devil se démène et envoûte un public qui se montre largement conquis : c’est un « trade » réussi.

Le temps d’une pause et des balances, les spectateurs vont et viennent se désaltérer, à la rencontre d’amis. La salle ne fait pas comble mais le monde y est.

Communiqué du groupe AMENRA :
« Nous avons vraiment hâte de reprendre la route après cette vaste période sans rien. Aucun d’entre nous ne s’attendait à ce que nos moyens de subsistance et notre passion nous soient enlevés pendant si longtemps. Je pense que quand tout redeviendra à la normale à un moment donné, tout le monde l’appréciera encore plus. Nous savons que nous le ferons. Être sur la route ensemble signifie pour nous tous, voir nos amis du monde entier, visiter vos villes. Chercher l’inspiration à l’étranger, dans toutes vos villes, vos pays… bizarrement, nous serons unis. 

Le groupe est là, devant nous, formant un cercle occulte et dévoilé par quelques faisceaux lumineux. Un doom pesant démarre, mais l’acoustique donne une toute autre sonorité à ce premier titre, nous sommes directement plongés dans une ambiance mélancolique et sombre. l’acoustique nous sort de notre zone de confort, le public est très réceptif, comme transporté dans un état second, buvant les parole du chant clair de Colin H van Eeckhout.Des images contrastées défilent en fond  et Le public assiste à un mélange de vie et de mort, incapable de détacher ses yeux de la potence.

Disposés en cercle comme au milieu d’un rituel, les membres du groupes semblent possédés par leur instrument, l’impression que c’est leur musique qui les animent.

Effectivement ce concert acoustique est… acoustique donc assez différent du reste de leur production qui est un peu plus musclée, mais l’essence, le noyau dur de l-univers d’ AMENRA, est là, et c’est d’une puissance inimaginable, à la fin du concert, je suis divinement marquée par leur performance.

Juste mortel est le mot juste. Amen Râ… le dieux du soleil qui amène la vie mais aussi la mort, si on ne le vénère pas comme il ce doit… Ce soir, il a ramené la vie ce public totalement immergé dans le monde du groupe.

Par sa prestation sombre et envoutante, Amenra nous invites dans son monde, le temps d’une soirée.

Je remercie laeronef et toute l’équipe pour leur accueil et pour cette opportunité de pouvoir s’évader le temps d’une soirée.

Insomnium-e-Live-“Shadows of the Dying Sun”

Pour ce live en streaming diffusé sur NightShift, le groupe se présente pour jouer un de leurs albums tout particulièrement sélectionné par les fans pour cet événement « Shadows of the Dying Sun ».

Le lieu, vide de public, n’est pas annonciateur d’un concert extraordinaire et pourtant, il l’est, autant par son côté « e -public » qu’on ne voit pas, que par les membres du groupe qui redoublent de présence sur scène.

Est-ce vraiment possible ? La réponse est un grand « Oui » ! La difficulté d’offrir une prestation qui ne serait pas un « par cœur » de leurs précédents lives est une performance que très peu de groupes peuvent apporter à un public en peine de ne pas avoir davantage de proximité avec les musiciens, mais Insomnium l’a fait !

 

10 euros pour une place virtuelle et soutenir le groupe, il n’y a rien de nouveau à cela dans le monde du web.

Bien avant les conditions actuelles, nous pouvions nous offrir l’accès à quelques grands événements se produisant trop loin pour pouvoir y participer en personne.

Alors, pari risqué mais pari tenu, Insomnium, va, en plus de jouer face à des noms sans visage, présenter des titres pour la première fois en live !

Cela débute directement par une petite entrée rapide au démarrage du premier titre de l’album, « The Primeval Dark ». Le groupe enchainera sans transition par « While We Sleep », nous y sommes ! Ce second titre nous plonge dans un concert déjà entrainant.

Est-ce qu’il suffirait de monter le son et fermer les yeux le temps du live pour s’y sentir présent ? Malheureusement, non, mais le visuel est bien là !

Les titres s’enchainent avec certains qui n’ont jamais été joué en concert comme « Collapsing words ».

Par ailleurs, et malgré un e-public, Insomnium n’oublie pas la présence de leurs fans et n’hésite pas à partager deux, trois mots ainsi que quelques blagues sur la situation qui peine autant les spectateurs que les membres du groupe.  

Nous arrivons à « The river », première en live d’un titre d’exception. En effet, c’est l’une des compositions la plus représentatif du groupe, douce et féroce, diffusant une puissance à travers des riffs énergiques et un growl intense.

Pendant ces 8 minutes, on peut ressentir, voir à quel point les musiciens se donnent corps et âme dans leur prestation, que ce soit par leur émotion, le ruissellement sur leur visage ou ces quelques fausses notes qui nous rappellent que nous sommes face à un spectacle vivant, humain !

Le groupe enchaine avec « Ephemeral », rapide, puissante, accompagnée de jeux de lumières dynamiques. Nous sommes tirés de notre état de fascination pour être projetés dans une ambiance énergique qui nous inviterai presque à crier notre colère face à cet écran.

Après un tel titre, le silence soudain se fait sentir, mais le groupe reste imperturbable pour cet avant dernier titre de l’album, «  The Promethean Song ». Avec un rythme bien plus lent, comme un anesthésiant, la douceur, gardant une certaine férocité, nous apaise, et après « Epheremal », il nous fallait au moins ça pour accepter le départ proche du groupe.

Le dernier titre, « Shadows of the Dying Sun », titre de l’album choisi par les fans pour ce live mémorable, nous annonce la fin. Jamais jouée en concert, ce final est émotif, alternant douceur et force. Le jeu de scène est bien présent, comme il a été à tous les titres joués ce soir.  

Est-ce la fin ? Non, il reste des tracks bonus mais seul un sera offert, « Out of the sea », l’unique qui n’est pas exclusivement instrumental. Insomnium ne néglige pas son public et ne s’arrête pas là, un dernier titre est joué, un nouveau…  « The Conjurer ». Petite surprise pour les fans qui auront ce dernier air de musique en tête qui rappel que le groupe a encore beaucoup de choses à nous offrir, même depuis cet excellent album qu’est « Shadows of the Dying Sun ».

Les musiciens présents sur scène auront su offrir de l’intensité et un spectacle remarquable à un e-public qui, malheureusement, ne peut pas posséder, forcément, l’équipement le plus adéquat pour profiter pleinement d’un e-live.