Pour ce live en streaming diffusé sur NightShift, le groupe se présente pour jouer un de leurs albums tout particulièrement sélectionné par les fans pour cet événement « Shadows of the Dying Sun ».

Le lieu, vide de public, n’est pas annonciateur d’un concert extraordinaire et pourtant, il l’est, autant par son côté « e -public » qu’on ne voit pas, que par les membres du groupe qui redoublent de présence sur scène.

Est-ce vraiment possible ? La réponse est un grand « Oui » ! La difficulté d’offrir une prestation qui ne serait pas un « par cœur » de leurs précédents lives est une performance que très peu de groupes peuvent apporter à un public en peine de ne pas avoir davantage de proximité avec les musiciens, mais Insomnium l’a fait !

 

10 euros pour une place virtuelle et soutenir le groupe, il n’y a rien de nouveau à cela dans le monde du web.

Bien avant les conditions actuelles, nous pouvions nous offrir l’accès à quelques grands événements se produisant trop loin pour pouvoir y participer en personne.

Alors, pari risqué mais pari tenu, Insomnium, va, en plus de jouer face à des noms sans visage, présenter des titres pour la première fois en live !

Cela débute directement par une petite entrée rapide au démarrage du premier titre de l’album, « The Primeval Dark ». Le groupe enchainera sans transition par « While We Sleep », nous y sommes ! Ce second titre nous plonge dans un concert déjà entrainant.

Est-ce qu’il suffirait de monter le son et fermer les yeux le temps du live pour s’y sentir présent ? Malheureusement, non, mais le visuel est bien là !

Les titres s’enchainent avec certains qui n’ont jamais été joué en concert comme « Collapsing words ».

Par ailleurs, et malgré un e-public, Insomnium n’oublie pas la présence de leurs fans et n’hésite pas à partager deux, trois mots ainsi que quelques blagues sur la situation qui peine autant les spectateurs que les membres du groupe.  

Nous arrivons à « The river », première en live d’un titre d’exception. En effet, c’est l’une des compositions la plus représentatif du groupe, douce et féroce, diffusant une puissance à travers des riffs énergiques et un growl intense.

Pendant ces 8 minutes, on peut ressentir, voir à quel point les musiciens se donnent corps et âme dans leur prestation, que ce soit par leur émotion, le ruissellement sur leur visage ou ces quelques fausses notes qui nous rappellent que nous sommes face à un spectacle vivant, humain !

Le groupe enchaine avec « Ephemeral », rapide, puissante, accompagnée de jeux de lumières dynamiques. Nous sommes tirés de notre état de fascination pour être projetés dans une ambiance énergique qui nous inviterai presque à crier notre colère face à cet écran.

Après un tel titre, le silence soudain se fait sentir, mais le groupe reste imperturbable pour cet avant dernier titre de l’album, «  The Promethean Song ». Avec un rythme bien plus lent, comme un anesthésiant, la douceur, gardant une certaine férocité, nous apaise, et après « Epheremal », il nous fallait au moins ça pour accepter le départ proche du groupe.

Le dernier titre, « Shadows of the Dying Sun », titre de l’album choisi par les fans pour ce live mémorable, nous annonce la fin. Jamais jouée en concert, ce final est émotif, alternant douceur et force. Le jeu de scène est bien présent, comme il a été à tous les titres joués ce soir.  

Est-ce la fin ? Non, il reste des tracks bonus mais seul un sera offert, « Out of the sea », l’unique qui n’est pas exclusivement instrumental. Insomnium ne néglige pas son public et ne s’arrête pas là, un dernier titre est joué, un nouveau…  « The Conjurer ». Petite surprise pour les fans qui auront ce dernier air de musique en tête qui rappel que le groupe a encore beaucoup de choses à nous offrir, même depuis cet excellent album qu’est « Shadows of the Dying Sun ».

Les musiciens présents sur scène auront su offrir de l’intensité et un spectacle remarquable à un e-public qui, malheureusement, ne peut pas posséder, forcément, l’équipement le plus adéquat pour profiter pleinement d’un e-live.